Plan « 500 000 formations » : des parcours de qualité pour les demandeurs d'emploi franciliens

05 Octobre 2016

Jérôme Chartier - Premier vice-président en charge de l’économie et de l’emploi, Conseil régional d'Ile-de-France

Jérôme Chartier Rappelant que l'emploi est la priorité n°1 du Conseil régional d'Ile-de-France, Jérôme Chartier revient sur les choix de l'executif pour déployer efficacement le Plan « 500 000 formations » dans l'ensemble des départements franciliens.

« Nous ne sommes pas là pour inverser artificiellement le chômage et faire de la formation qui ne mènerait nulle part : nous visons le qualitatif et non le quantitatif. »
Comment se traduit le Plan « 500 000 formations supplémentaires » en Ile-de-France ?
L’emploi est la priorité n°1 de la Région Ile-de-France. De fait, la formation des demandeurs d’emploi, qui augmente de facto leur employabilité, est prioritaire. Nous nous sommes donc engagés en avril dernier en faveur du plan « 500 000 formations » et nous allons ainsi doubler le nombre de places en formation pour les demandeurs d’emploi en 2016. Cependant, nous ne sommes pas là pour inverser artificiellement le chômage et faire de la formation qui ne mènerait nulle part : nous visons le qualitatif et non le quantitatif. Nous avons donc regardé en amont ce qu’il convenait de faire. A la lumière de ces observations, la Région Ile-de-France s’engage sur 34 000 formations supplémentaires au-delà des 50 000 déjà montées aujourd’hui. Au total, 118 600 formations seront proposées aux Franciliens. Déjà, on peut se rendre compte que les choses évoluent vite. Pour preuve, à ce jour, plus de 12 500 formations supplémentaires sont déjà ouvertes depuis le mois de juin. Le reste le sera dès le début de l’année scolaire, en septembre 2016.
Comment se répartit cette offre de formation ?
En premier lieu, la Région a augmenté le volume de ses propres marchés pour aller plus vite. C’est notamment le cas pour le programme Cap compétences pour lequel nous passons de 5 000 à 12 180 places. Celles-ci sont d’ailleurs d’ores et déjà disponibles. Ensuite, nous avons créée des nouvelles filières (la bureautique, l’anglais à visée professionnelle, le codage numérique, etc.). Enfin, des places dans des formations de remise à niveau ou de remobilisation sont également proposées : Avenir jeunes, Ecoles de la 2ème chance, etc.
Comment ces places se répartissent-elles sur le territoire francilien ?
Les achats de formation tiennent compte des métiers en tension identifiés par Pôle Emploi, qui repère les formations nécessaires bassin d’emploi par basin d’emploi. C’est à partir de ces éléments que sont construits nos appels d’offre sur les formations sur les métiers en tension, c’est-à-dire qui offrent de gros volumes d’embauche. Certains de ces marchés, parmi les plus gros, sont en cours et il est encore un peu tôt pour dresser une cartographie précise de la répartition.
Comment le Conseil régional va-t-il mobiliser les acteurs locaux pour parvenir à un maximum d’entrées en formation ?
Le rôle de la Région est primordial. La loi de 2014 a renforcé nos compétences en matière de pilotage des politiques de formation et d’orientation. Nous avons ainsi hérité du Service public régional de l’orientation, composé de quelque 700 acteurs. Notre mission est désormais de coordonner ces acteurs et de donner de la cohérence à l’orientation professionnelle, pas seulement initiale, mais aussi tout au long de la vie. C’est auprès d’eux mais aussi de tous les acteurs de l’insertion professionnelle que nous assurons la promotion du plan 500 000 formations au plus près des territoires.

Concrètement, nous allons organiser trois réunions d’informations par département autour de l’ensemble des acteurs concernés (service public de l’emploi, missions locales, Cap emploi, organismes de formation, Maison de l’emploi, etc.). Courant juillet, une réunion de lancement du plan 500 000 permettra d’informer sur les places proposées, le public ciblé, les organismes de formation retenus…

A la rentrée, nous proposerons une réunion de suivi de la mise en œuvre du plan 500 000 afin de faire le point sur le remplissage des formations, détecter les problèmes de mise en œuvre et éventuellement prendre les mesures correctives qui s’imposeront. Une seconde réunion de suivi sera ensuite organisée en novembre. L’objectif sera alors de faire un état des lieux, six semaines avant la fin des inscriptions, et de prendre le cas échéant les mesures qui permettront d’atteindre l’objectif fixé. Ces réunions de sensibilisation vont nous permettre d’informer au mieux et ainsi de mobiliser l’ensemble des acteurs concernés afin d’atteindre notre objectif qui est de parvenir à un maximum d’entrées en formation.

Propos recueillis en juillet 2016

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