Prévention et lutte contre l’illettrisme en Ile-de-France

Mis à jour le 07 Avril 2016

Prévention et lutte contre l’illettrisme en Ile-de-France ©  Fotolia Frein à l’autonomie personnelle et à l’insertion professionnelle, l’illettrisme touche 5 % des franciliens. Les actions de prévention et de lutte contre ce phénomène mobilisent de nombreux acteurs en Ile-de-France.

  • Illettrisme : de quoi parle-t-on ?

    Lire une consigne de sécurité ou la notice d'un médicament, lire le bulletin scolaire de son enfant, envoyer un mail, comprendre un courrier administratif et y répondre : autant de situations courantes de la vie privée et professionnelle qui deviennent des épreuves lorsque l’on est confronté à de grandes difficultés d’écriture ou de lecture. Souvent caché car difficilement identifiable, l’illettrisme touche pourtant un grand nombre de personnes. L’ANLCI (Agence nationale de lutte contre l’illettrisme) définit l’illettrisme dans son Cadre national de référence paru en 2003 :
     
    « L’illettrisme qualifie la situation de personnes de plus de 16 ans qui, bien qu'ayant été scolarisées, ne parviennent pas à lire et comprendre un texte portant sur des situations de leur vie quotidienne, et/ou ne parviennent pas à écrire pour transmettre des informations simples.
     
    Pour certaines personnes, ces difficultés en lecture et écriture peuvent se combiner, à des degrés divers avec une maîtrise insuffisante de compétences de base, comme la communication orale, le raisonnement logique, la compréhension et l’utilisation des nombres et des opérations, la prise de repères dans l’espace et dans le temps, etc.
     
    Malgré ces déficits, les personnes en situation d'illettrisme ont acquis de l'expérience, une culture et un capital de compétences en ne s'appuyant pas ou peu sur la capacité à lire et à écrire. Certaines ont pu ainsi s'intégrer à la vie sociale et professionnelle, mais l'équilibre est fragile, et le risque de marginalisation permanent. D'autres se trouvent dans des situations d'exclusion où l'illettrisme se conjugue avec d'autres facteurs. »

     
    Il faut souligner que ne sont donc pas considérés comme étant en situation d’illettrisme les adultes n’ayant jamais été scolarisés, qui doivent réaliser un premier apprentissage (alphabétisation), ni les étrangers ne parlant pas la langue française, qui sont concernés par l’apprentissage du FLE (Français langue étrangère).

    La lutte contre l’illettrisme ne doit pas être confondue avec la politique linguistique en faveur des migrants, mais être considérée dans le cadre d’une démarche de formation tout au long de la vie.

    Une bonne appréhension de l’illettrisme nécessite également d’aller à l’encontre des idées reçues :

    • l’illettrisme n’est pas un phénomène marginal : il concerne 2 500 000 personnes âgées de 18 à 65 ans en France en 2011, soit 7 % de la population (Insee) ;
    • illettrisme et immigration ne se confondent pas : 71 % des personnes en situation d’illettrisme utilisaient exclusivement le français à la maison à l’âge de 5 ans ;
    • l’illettrisme ne concerne pas seulement des personnes en situation d’exclusion : si 20 % des allocataires du RSA sont en situation d’illettrisme, soit une proportion trois fois plus élevée que l’ensemble de la population concernée, plus de la moitié des personnes en situation d’illettrisme (51 %) occupe un emploi, soit près d’1,6 million d’individus.

    Pour en savoir plus, deux publications peuvent être consultées : « L’évolution de l’illettrisme en France, des chiffres pour éclairer les décisions » (ANLCI, 2013) et « Regards sur… les franciliens en difficulté face à l’écrit » (Insee, 2013).
     

    L’illettrisme labellisé grande cause nationale 2013
     
    Le label grande cause nationale pour l’année 2013 a été attribué par le Premier Ministre à la lutte contre l’illettrisme. Cette labellisation a pour origine une candidature portée par un collectif de 65 organisations, fédérées par l’ANLCI. Plusieurs actions ont été menées tout au long de l’année 2013 : campagne de communication grand public, mobilisation autour du Forum permanent des pratiques, assises régionales et assises nationales, groupes de travail européens, etc.

     

  • L’illettrisme en Ile-de-France

    En Ile-de-France, selon l’enquête IVQ (Information Vie Quotidienne) de l’INSEE, 287 000 adultes âgés de 18 à 65 et ayant été scolarisés en France étaient en situation d’illettrisme en 2011, soit 5 % de la population francilienne (contre 8 % en province). Le phénomène affecte davantage les personnes les plus âgées : 5 % des 40-65 ans sont en situation d’illettrisme, contre 4 % des 18-40 ans.
     
    Les tests effectués à l’occasion de la Journée Défense et Citoyenneté (JDC) permettent par ailleurs d’affiner la connaissance du phénomène chez les plus jeunes. En Ile-de-France, en 2013, 3 % des jeunes ont été repérés en situation d'illettrisme. Si l'on regarde les données à l'échelle départementale, des écarts importants persistent : alors que moins de 2 % des jeunes habitant les Hauts-de-Seine sont concernés par une situation d'illettrisme, le pourcentage atteint 4,2 % dans le Val-d'Oise et 5,9 % en Seine-Saint-Denis.
     
    L’illettrisme touche des personnes de tous les âges, vivant dans des zones urbaines comme rurales, et n’est pas toujours synonyme d’exclusion : plus de la moitié des personnes en situation d’illettrisme en Ile-de-France travaillent. Or il est possible de développer des acquis, des compétences, et une expérience en ne s’appuyant que peu ou pas sur l’écrit. Ne pas maîtriser les savoirs de base est un facteur qui renforce les risques de marginalisation des personnes en situation d’illettrisme.
     
    La lutte contre l’illettrisme est donc un chantier complexe, qui recouvre de nombreux enjeux : sécurisation des parcours professionnels, accès à la santé, exercice de la citoyenneté, etc. La variété des profils des personnes en situation d’illettrisme, tout comme celle des causes à l’origine de l’illettrisme, nécessitent la mobilisation et la coordination d’un grand nombre d’acteurs.

    Focus sur la mission régionale de lutte contre l’illettrisme
     
    Portée par la Préfecture de région d'Ile-de-France, la mission régionale de lutte contre l’illettrisme a été créée début 2006, sous l’égide de l’Etat et de la Région et avec l’appui de l’ANLCI (Agence nationale de lutte contre l’illettrisme). La mission régionale est un espace de concertation et un outil pour développer les partenariats. Son premier objectif est de créer les conditions favorables à l'émergence d'une politique concertée et durable de prévention et de lutte contre l’illettrisme, et d'assurer le suivi et la mise en œuvre du plan d’action régional conclu entre l'État et la Région. Le Comité de Pilotage de la mission régionale réunit la Préfecture de Région, la Direccte, le Conseil régional, et l’ANLCI.
    Contact : Agnès Salvadori (agnes.salvadori@paris-idf.gouv.fr / 01 82 52 42 25)

  • Sensibiliser et professionnaliser les acteurs franciliens

    L’illettrisme demeure un sujet tabou et les professionnels se heurtent à une méconnaissance de ce phénomène. Souvent, la stigmatisation qui lui est attachée entraîne un sentiment de honte chez les personnes concernées qui s’accompagne d’une volonté de dissimuler leur situation.

    Le repérage des personnes en situation d’illettrisme est un enjeu essentiel pour pouvoir orienter  les personnes concernées vers les dispositifs et programmes de formation les mieux adaptés.

    Une approche transversale est nécessaire, qui passe par la sensibilisation et la professionnalisation des acteurs franciliens à la problématique de l’illettrisme.

    Défi métiers collabore avec de nombreux réseaux d’acteurs pour informer sur les questions liées à l’illettrisme. A titre d’exemple, en 2015, Défi Métiers a contribué à des actions de sensibilisation :

    • auprès des agents des collectivités locales, notamment en partenariat avec le CNFPT Première couronne (en savoir plus) ;
    • auprès d’entreprises, notamment en partenariat avec les Clubs FACE (Fondation Agir Contre les Exclusions) de Paris et de Seine-Saint-Denis (en savoir plus) ;
    • auprès de professionnels du livre et de la lecture, notamment en partenariat avec le centre de ressources Lecture Jeunesse ;
    • ou encore auprès de volontaires en Service civique intervenant au sein de l’Afev (Association de la fondation étudiante pour la Ville).

    Par ailleurs, des actions en direction des professionnels des réseaux de l'Accueil Information Orientation (AIO) ont donné lieu à la réalisation des plusieurs guides pratiques :

    De son côté, l’ANLCI (Agence nationale de lutte contre l'illettrisme) a également développé différents outils référencés dans son catalogue 2015 des outils et ressources.

    Focus sur le centre de ressources Illettrisme

    Depuis le 1er janvier 2015, la Région Ile-de-France soutient l’activité du CDRI (Centre de ressources Illettrisme). Aujourd’hui, ce centre de ressources est porté par le Gip FCIP de l’Académie de Versailles en articulation avec les Académies de Créteil et Paris. Pour renforcer son action et valoriser ses partenariats, le réseau CANOPE Ile-de-France et Défi métiers se sont associés au portage du CDRI.
     
    Les actions de professionnalisation des acteurs sont au cœur de ses missions. Ainsi, le CDRI propose des formations ouvertes à tout acteur « relais »  (acteurs de l’AIO, de la formation, agents des collectivités, du travail social, de l’insertion, OPCA, services RH, etc.) pour mieux accompagner et orienter les personnes en situation d’illettrisme. Des temps d’échanges de pratiques et de découverte de nouveaux outils sont aussi proposés pour accompagner ces professionnels.
     
    Télécharger la plaquette du CDRI

  • Prévenir l'illettrisme en Ile-de-France

    L’illettrisme a de multiples causes, qui peuvent se combiner entre elles, et qui diffèrent en fonction de l’histoire personnelle et de l’expérience de chacun. Il peut être la conséquence d’un parcours scolaire difficile d’une situation de rupture sociale, de difficultés familiales ou encore de l’effritement des compétences de base lorsqu’elles sont insuffisamment mobilisées (problèmes de santé, emprisonnement, situations de travail où le recours à l’écrit n’est pas nécessaire, etc.). Cette grande variété d’origines des situations d’illettrisme explique le champ extrêmement vaste des actions de prévention qui peuvent être menées, et qui sont d’autant plus difficiles à cerner qu’elles recouvrent généralement des enjeux plus larges.
     
    En Ile-de-France, on peut identifier plusieurs exemples d’actions préventives auprès de différents publics :

    • des actions culturelles visant à développer le goût à la lecture, auprès des enfants dès le plus jeune âge et de leurs parents. Par exemple, les actions menées par l’association L.I.R.E. (le Livre pour l’insertion et le refus de l’exclusion) à Paris, par les associations porteuses du programme « Lire et faire lire », ou les livres offerts dès la naissance ou la petite enfance par les Conseils généraux du Val-de-Marne et de Seine-Saint-Denis ;
    • des actions d’accompagnement à la scolarité visant à accompagner les enfants et les jeunes en difficulté, telles que l’action « Coup de Pouce Clé » mise en œuvre par l’Apfée, les actions développées dans le cadre des Clas (Contrats locaux d’accompagnement à la scolarité) soutenus par les Caisses d'allocations familiales et les collectivités ;
    • Des actions visant à accompagner l’implication des parents éloignés de l’écrit, notamment à travers la démarche des Actions éducatives familiales (AEF) telles que l’action Accompagnement vers la lecture développée par l’Afev à Nanterre ;
    • Des actions destinées à réduire le décrochage scolaire, comme le programme « Réussite pour tous » du Conseil régional bénéficiant aux lycéens.

    Focus sur les actions développées par l’Education nationale
     
    Dans la poursuite de l’année Grande Cause Nationale en 2013, le Ministère de la Réussite Educative a affirmé son engagement pour prévenir l’illettrisme au sein d’une circulaire. Ainsi, en collaboration avec l’ANLCI, le ministère a publié un kit pédagogique « agir contre l’illettrisme » visant à outiller les acteurs éducatifs. Et afin de rendre plus lisibles et cohérentes les actions, un cadre national de principes et d’actions de la prévention de l’illettrisme a été signé le 21 janvier 2014 par le Ministère, l’ANLCI, des grandes associations d’éducation populaire et les fondations d’entreprises impliquées sur le sujet.
     
    En Ile-de-France, les trois académies impulsent de nombreux projets dans les territoires. A titre d’exemple, l’académie de Créteil porte un plan ambitieux d’actions visant la prévention de l’illettrisme et la maîtrise de la langue. C’est dans ce cadre que le réseau CANOPE Créteil (ex CRDP) a mis en ligne un portail de ressources contre l’illettrisme.

  • Les dispositifs publics de lutte contre l’illettrisme en Ile-de-France

    Plusieurs programmes, dispositifs et actions associatives visant à acquérir et renforcer la maîtrise de compétences de base existent en Ile-de-France. Ils sont déployés spécifiquement dans le cadre d’actions contre l’illettrisme, ou en complément d’autres missions (alphabétisation, insertion professionnelle, etc.).


    Actions vers le public jeune en parcours d’insertion professionnelle

    • Avenir Jeunes : dispositif régional, destiné aux jeunes de 16 à moins de 26 ans pas ou peu qualifiés, en difficulté d’insertion sociale et professionnelle, qui comprend des formations linguistiques et d’accès aux compétences de base. Il repose sur deux programmes d’insertion : les EDI (Espaces dynamiques d’insertion) et les PPP (Pôles de projets professionnels). La durée et la forme des parcours varient selon les besoins des stagiaires (pour en savoir plus, télécharger le guide élaboré par la Région et la fiche dispositif en ligne sur le site Défi métiers) ;
    • Défense deuxième chance (EPIDe) : dispositif national destiné aux jeunes de 18 à 24 ans sans emploi ni qualification. Les jeunes volontaires suivent un parcours d’une durée de 8 à 24 mois, avec un accompagnement personnalisé, afin de retrouver leurs repères, de s’approprier leur projet professionnel et d’acquérir les qualités comportementales et les compétences répondant aux attentes des entreprises ;
    • Ecoles de la 2ème chance (E2C) : réseau national qui s’adresse aux jeunes de 18 à 25 ans sortis depuis deux ans du système scolaire, sans diplôme ni qualification, et motivés pour réussir leur insertion. L’E2C donne accès à une pédagogie et un suivi personnalisés. Un parcours de 8 mois en moyenne, avec des stages en entreprise, permet d’acquérir des compétences qui préparent le jeune à son intégration professionnelle.
    • Savoirs Pour Réussir (SPR) PARIS : opération d’intérêt général, qui instaure le suivi et l’accompagnement individualisé, par des tuteurs bénévoles rigoureusement formés, de jeunes adultes repérés en situation d’illettrisme. L’accès se fait sur une base volontaire non rémunérée, pour un public parisien âgé de 16 à 25 ans.

     

    Actions pour tout public en parcours d’insertion professionnelle

    Compétences clés est un programme régional de formation visant à lutter contre l’illettrisme et à développer des compétences de base en français, sciences, anglais et informatique. La formation est gratuite et se fait sur prescription d’un référent (conseiller Pôle emploi, mission locale, Cap emploi, etc.) auprès d’organismes conventionnés.

     

    Illettrisme info service

    Un service d’information téléphonique « illettrisme et solidarité » est à la disposition de toute personne souhaitant obtenir un conseil, une information locale, des contacts.
    Illettrisme info service - N° Indigo : 0820 33 34 35 ou la ligne du siège du Centre de ressources Illettrisme : 01 72 58 10 56
     

    Journée Défense et Citoyenneté

    Dans toute la France, un repérage des jeunes en difficulté de lecture est effectué à l’occasion de la Journée Défense et Citoyenneté (JDC), à laquelle doivent obligatoirement assister garçons et filles de nationalité française. Lorsqu’ils ne sont pas scolarisés, ces jeunes sont orientés vers la mission locale la plus proche de leur domicile. En Ile-de-France, ce dispositif va faire l’objet d’un protocole de partenariat signé entre l’ANLCI et l’ESN Ile-de-France en septembre 2015 pour lequel Défi Métiers est associé en tant que porteur de la mission régionale illettrisme, ainsi que l’ARML (Association régionale des missions locales) au titre de sa fonction d’animation du réseau des missions locales.
    Pour en savoir plus, télécharger le Décryptage N°4 « Journée Défense et Citoyenneté (JDC) : une opportunité, en Ile-de-France, pour les jeunes repérés en difficulté de lecture ».

  • La lutte contre l'illettrisme dans le monde du travail

    L’illettrisme concerne 8 % de la population occupant un emploi : la lutte contre l'illettrisme passe donc aussi par des actions au sein du monde du travail et de l’entreprise. Différentes dispositions législatives instaurent une mission de lutte contre l’illettrisme aux employeurs. En Ile-de-France, le CNFPT (Centre national de la fonction publique territoriale) et 12 Opca ayant, pour la plupart, signé des accords-cadres nationaux avec l’ANLCI (Agence nationale de lutte contre l'illettrisme), ou régionaux avec le Conseil régional, développent des actions prioritaires régionales de sensibilisation et de formation à l’attention des salariés en situation d’illettrisme.
     
    Les impacts de la réforme de la formation professionnelle sur la lutte contre l’illettrisme
     
    La loi n° 2014-288 du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l'emploi et à la démocratie sociale prévoit qu’« en application de l’article L.121-2 du code de l’éducation, la région contribue à la lutte contre l’illettrisme sur le territoire régional en organisant des actions de prévention et d‘acquisition d’un socle de connaissances et de compétences défini par décret. » Cela signifie que la prise en charge de la formation des demandeurs d’emploi en situation d’illettrisme est confiée aux Régions en articulation avec la politique nationale de lutte contre l’illettrisme de l’Etat.
     
    Concrètement, en Ile-de-France, au 1er janvier 2015, le dispositif de formation professionnelle « Compétences clés », jusqu’alors mis en œuvre par la Direccte Ile-de-France, a été transféré à la Région Ile-de-France selon les mêmes modalités afin d’assurer une continuité de l’offre de formation jusqu’au 31 décembre 2015. Par la suite, de nouvelles orientations seront élaborées pour l’année 2016 afin d’intégrer dans ces formations l’acquisition d’un socle de connaissances et de compétences professionnelles.
     
    Elaboré par les partenaires sociaux sous l’égide du COPANEF, le socle de connaissances et de compétences professionnelles a été défini « comme étant l’ensemble des connaissances et compétences qu’un individu, quel que soit son métier ou son secteur professionnel, doit maîtriser totalement, afin de favoriser son employabilité et son accès à la formation professionnelle ». Il se compose de 7 grands domaines, eux-mêmes divisés en 28 sous-domaines. Pour chaque sous-domaine ont été identifiés des « résultats attendus observables et/ou mesurables », c’est-à-dire les capacités acquises par la personne, ainsi que des « critères d’évaluation ».
     
    Les 7 domaines du socle sont :

    1. La communication en français ;
    2. L’utilisation des règles de base de calcul et du raisonnement mathématique ;
    3. L’utilisation des techniques usuelles de l’information et de la communication numérique ;
    4. L’aptitude à travailler dans le cadre de règles définies d’un travail en équipe ;
    5. L’aptitude à travailler en autonomie et à réaliser un objectif individuel ;
    6. La capacité d’apprendre à apprendre tout au long de la vie ;
    7. La maîtrise des gestes et postures et le respect des règles d’hygiène, de sécurité et environnementales élémentaires ;

    Le socle de connaissances et de compétences professionnelles a fait l’objet d’un décret signé le 13 février 2015. Ce décret précise que si « Ce socle doit être apprécié dans un contexte professionnel », les connaissances et compétences visées « sont également utiles à la vie sociale, civique et culturelle de l’individu. » Le décret reprend les 7 domaines de compétences défini par les partenaires sociaux, précisant que peuvent s'y ajouter « des modules complémentaires définis dans le cadre du service public régional de la formation professionnelle, pour lutter contre l’illettrisme et favoriser l’accès à la qualification. »

     

  • Repères chiffrés

    Infographie 1 : 13 % des Franciliens en difficulté importante face à l'écrit.

    13 % des Franciliens en difficulté importante face à l'écrit.
    Source: 
    Insee - enquête Information et Vie Quotidienne - 2011 - traitement Défi métiers.
    Note de lecture: 
    Champ : personnes de 18-65 ans vivant en ménages ordinaires, France entière.

    Infographie 2 : Deux Franciliens sur dix connaissent des difficultés dans au moins un domaine : écrit, oral, calcul.

    Deux Franciliens sur dix connaissent des difficultés dans au moins un domaine : écrit, oral, calcul.
    Source: 
    Insee - enquête Information et Vie Quotidienne - 2011 - traitement Défi métiers.
    Note de lecture: 
    Champ : personnes de 18-65 ans vivant en ménages ordinaires, France entière.
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