Développement des compétences : quel rôle aujourd'hui pour les branches professionnelles ?

20 Décembre 2016

Employabilité : quel rôle aujourd'hui pour les branches professionnelles ? © Défi métiers Le dernier « Rendez-vous de la formation et de l'orientation » de Défi métiers était consacré aux branches professionnelles et à l'impact de la loi de mars 2014 sur le rôle de ces acteurs du système de formation.

Défi métiers proposait, le 13 décembre, un « Rendez-vous de la formation et de l'orientation » consacré aux branches professionnelles, en présence du cabinet Fidal et de plusieurs représentants de branches.
 
Rappelant que chaque branche professionnelle définit sa propre politique de formation, les représentants du cabinet d’avocats Fidal sont revenus sur la décision du législateur de réduire le nombre de branches de 700 à 200, précisant que les branches ont la liberté d’intervenir sur d’autres thèmes que ceux identifiés traditionnellement. Cependant, d'après une première analyse de 112 accords formation, les branches ne semblent pas avoir fait preuve d’initiatives très nouvelles depuis la loi de 2014.
 
Mathieu Dufour, représentant la branche Plasturgie (3 400 entreprises, 125 000 salariés) et Gilles Lodolo, représentant la branche Métallurgie (43 000 entreprises, 5 millions de salariés), ont rappelé quant à eux que les accords sont le reflet de la volonté politique de la branche. Ainsi, dans la métallurgie, aucune contribution conventionnelle n’est demandée aux entreprises et l’alternance est un axe fort (objectif : 46 000 en 2020). Dans la plasturgie, c’est le développement du CQP qui est privilégié, avec un objectif de 600 à 700 CQP par an parmi les 17 CQP disponibles[1].
 
Les accords de branches prennent vie au travers des diverses actions menées par celles-ci, par exemple l’élaboration du référentiel d’un BTS, le soutien aux CFA (Centres de formation des apprentis), etc.
 
Lors des échanges avec la salle, la notion de parcours de formation, qui abandonne l’heure comme unité de mesure de l’action de formation, a été évoquée, et la question de sa prise en charge financière posée, sans qu’une réponse ne soit pour le moment apportée.
 
Parmi les souhaits exprimés par les participants, celui d'une meilleure diffusion des travaux menés par les branches, auprès des Régions, des conseillers d’orientation et, plus largement, du grand public. Une telle démarche participerait à une mise en cohérence salutaire des informations sur les métiers, l’emploi et la formation, contribuant ainsi activement à la sécurisation des parcours professionnels des salariés de la branche et, plus largement, des actifs.
 
En savoir plus
Support de présentation du cabinet Fidal
Support de présentation de la branche Plasturgie
 
Françoise Lemaire, Jonathan Singaye

[1] Les heures manquantes au CPF du salarié sont abondées par la branche ; le taux de prise en charge est limité à 50 % du coût (30€/heure max), sauf pour les entreprises en difficulté économique ou en reconversion (100 %).

 

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